2009

Bonjour/Bonsoir.

Bonne année 2009!

Merci à deux personnes très gentilles qui se reconnaîtront,d'être passées me souhaiter une bonne année.

Bientôt deux ans dans quelques mois que ce blog existe. Et une GRANDE partie de moi me dis que j'ai été minable avec vous. Franchement deux ans? Le sentiment qui m'avait poussée à écrire cette fic ne veut pas partir. J'ai beaucoup écris ces derniers temps,mais des choses plus personnelles et manuscrites. J'ai eu des 18 et des 19 pour des dissertations dont les sujets ne m'intéressent guerre,et voilà que je n'arrive à rien de créatif pour cette fic. Quand je veux écrire la suite,Bill me rend triste,parce qu'il sera toujours laissé à son sort.Comme moi.Et je n'arrive pas à le faire évoluer parce que moi-même je n'ai pas évolué.

J'ai trop changé et maintenant...Deux ans. Et si? Cette question que je me pose constamment.Si j'avais fais un autre choix,aurais-je pu avoir la plus belle des petites filles?Le plus beau des petits garçons?Je n'arrête jamais d'y penser.Il ou elle aurait fait ses premiers pas,dit ses premiers mots...Mais je ne lui avait donné aucune chance.Vous ne savez pas comme çame fait mal.En ce moment même j'ai du mal à voir ce que j'écris. J'écris et je lis pour inventer autre chose et m'échapper temporairement,mais rien ne me délivre de mon sentiment de culpabilité.

Bref.Mes articles sont hors-ligne.Et je ferais tout pour finir
"My freedom is in your eyes" (titre de la fic).En fait, je me suis rendue compte que plus personn n'arrivait à suivre.Andy elle-même avait du mal. C'est parce que je mettais tellement de temps à updater que les lecteurs ont oublié qui était qui. Quand je l'aurais finie,je ferais un re-post en full-length chapter. Et je vous préviendrais.L'histoire sera complète à ce moment là.

Voici un petit morceau de brouillon que j'aimerais quand même vous présenter. Peut-être que ça ne vous interessera pas du tout. Mais je l'ai écrit comme sur un coup de tête. Je m'enferme à nouveau dans mon imagination.

(Ps: chère moi, tu ne m'as pas donné l'adresse de ton blog et je ne savais pas où te répondre à part ici, en espérant que tu passes par là.)


# Posté le dimanche 11 janvier 2009 11:56

Modifié le dimanche 11 janvier 2009 16:43

Open your eyes: PROLOGUE

Open your eyes: PROLOGUE
Voici donc mon chèr brouillon de prologue pour une MINI-fic potentielle(pas plus de cinq chapitres).Si vous ne l'aimez pas ce n'est pas grave,vous avez le droit.

A LIRE AVANT DE COMMENCER:


Titre: Open your eyes - Ouvres les yeux.
Résumé: Bill Kaulitz est un jeune homme qui a grandi sous les attentes de ses parents: être digne du nom, être le meilleur,être tout ce qu'un Kaulitz devrait être. Mais à un certain moment de sa vie, il réalise qu'il y a des choses toutes aussi importantes qu'il avait raté. Après les avoir vécu, il ne peut plus s'en passer désormais.
Pairings: Tom/Bill , Bill/OMC*, Gustav/OFC , Georg/OFC*
Genre: Angst, Hurt/Comfort, Romance,Alternative Universe
Category: SLASH - YAOI- M/M
Warning /!\: Sexual content,adult content, rimming,anal, lemon
Rated: NC-17 (Moins de 17 ans s'abstenir,mais je sais que vous ne le ferez pas <_<)

*OFC et OMC sont respectivement Original female character and Original male character. Des personnages inventés par l'auteur. Lisez bien les warning avant de venir me faire des commentaires sur votre choc en lisant ce que j'écris. Ce sera cru, ce sera du sexe dans l'art de la perversité même.Point.



~~~~~°~~~~~ooo****ooo~~~~~°~~~~~


Prologue
:

Le te
mps était maussade ce jour du samedi. Les feuilles avaient perdu leur couleur verte estivale pour retrouver les couleurs jaunes orangées de l'automne. Une pale figure vêtue de noir se distinguait entre deux grands châtaigniers d'un parc étonnamment plein de monde à une heure aussi matinale.
D'un pe
u plus près, la silhouette était un jeune homme aux cheveux d'un noir de jais qui cascadaient gracieusement sur ses épaules. Sa minceur et son visage aux traits fins aux yeux légèrement maquillés mettaient en avant une certaine féminité. Mais on ne pouvait pas le prendre pour une femme, sa masculinité avait gagné sur son apparence. Il était impossible de lui passer à côté sans être attiré par ce je-ne-sais-quoi qui émanait de lui, qui faisait qu'il était impossible pour lui de passer inaperçu même au milieu d'une foule.

Il n'
observait pas les oiseaux, encore moins les gens qui passaient. Il était juste debout près d'une statue couverte par la mousse et noircie par le temps. Les joggeurs du matin regardaient avec curiosité ce jeune adulte visiblement entrain d'attendre quelqu'un. Et ils avaient raison...Il attendait quelqu'un. C'était le neuvième samedi qu'il venait à huit heures du matin, tenir compagnie à cette statue ravagée par le temps. Elle représentait une femme aux longs cheveux, au regard attendri et dont la douceur ne faisait pas défaut. Mais plus personne ne s'était intéressé à elle. Seuls les oiseaux y trouvaient un perchoir et se moquaient de la jarre qu'elle tenait entre ses mains. Elle était magnifique...Elle avait juste besoin qu'on s'occupe d'elle pour qu'elle puisse à nouveau briller de toute sa vraie splendeur.

Lui, Bi
ll Kaulitz s'était tenu sur la même ligne qu'elle. Il attendait pendant une heure, et repartait aussi silencieusement qu'il était venu, n'oubliant jamais un dernier regard à la statue...Se disant que lui aussi, pourrait finir comme elle : seul. Sans personne pour se rappeler de qui il était, son apparence mordu par le temps sans personne pour le regarder.

D'un
pas calme et mesuré, comme toujours, il glissa ses mains manucurées dans les poches de son long manteau impeccablement soigné. Le vent frais matinal de décembre faisait danser ses mèches noires qui cachaient une partie de son visage, à l'expression neutre trahie par la tristesse qu'abritaient ses yeux. Ces orbes noisettes qui autrefois étaient affectées par son sourire attirant n'importe qui vers lui. Il était toujours aussi magnétique, mais d'une autre manière...Il était ce genre de personne à qui ont ne voulait pas dire non, à qui on avait envie de faire plaisir rien que pour le voir sourire. Le monde autour de Bill tournait de manière à ne pas l'étouffer et faisait tout pour rester toujours en orbite, plus proche de préférence...

Il a
rrivait aux grilles du parc où il croisa deux jeunes femmes qui courraient et le dévisageaient au passage. Mais il ne vit rien de tout ça, car ses yeux regardaient sans regarder...Il avançait à présent vers une voiture noire aux vitres teintées et devant laquelle, son chauffeur Alejandro l'attendait. Ce dernier ouvrit aussitôt la portière arrière et Bill s'installa en murmurant un « merci ».
Alej
andro couru s'installer derrière le volant et démarra dans un ronronnement sourd, presque inaudible du moteur. Il se risqua un regard dans le rétroviseur, le jeune maître avait la tête entre le cuir du siège et son front collé à la vitre, la mine dépitée, les yeux embués de larmes qui ne tombaient jamais. Il ne put s'empêcher de détourner immédiatement ses yeux vers la route embouteillée, honteux de son indiscrétion. Le silence régnait, et Alejandro dû le rompre à contre- c½ur.
« Mon
sieur, la route est barrée pour travaux. Nous seront obligés de prendre une déviation, ce qui vous mettra en retard. »Bill ne détacha pas son regard du point imaginaire qu'il fixait au- delà de la vitre et demanda d'une voix absente :
« -De
combien de temps ?
-Tena
nt compte des nouveaux bouchons, on doit compter une bonne trentaine de minutes monsieur. Répondit aussitôt Alejandro, respectant à la lettre les consignes qu'on lui avait donné lors de son contrat d'embauche. Le langage était parmi les premières lignes.
-
Bien. Faites demi-tour.
-O
ù désirez- vous aller monsieur ?
-Emmène-moi loin, peu importe. » Souffla-t-il, clairement à bout. Alejandro ne répondait plus, il s'exécuta à la première sortie. Il avait de la peine pour son jeune employeur. Si jeune et déjà mordu en miettes par la tristesse et l'amertume. Il pensa à sa propre vie : les moments durs où il vivait dans les rues, les multiples emplois et les abus de ses anciens patrons, sa femme Angelica et leurs deux enfants à qui il vouait corps et âme et qui le rendaient heureux malgré tout...Et à ce jeune homme qui travaillait à la tête d'un empire familial pour nourrir un poisson rouge qui ne pouvait lui retourner aucune affection. Il n'avait personne qui l'attendait dans son immense demeure.

A vin
gt-quatre ans, il était riche, beau et d'une intelligence redoutable, menant d'une main ferme, depuis maintenant six mois, l'empire érigé par son défunt père, emporté par la maladie. Alejandro se contenta de conduire cette âme en peine, là où il pensait qu'elle pourrait peut-être souffler un peu et changer d'air...




~~~~~°~~~~~ooo****ooo~~~~~°~~~~~





Cette fic est entièrement de moi. Mais Andy est toujours là.Une amie virtuelle,mais une amie quand même.Dommage qu'elle ai dédié son écriture du côté anglophone.Et elle ne cesse de dire ne pas être fière de son immaturité dans sa première fic sur nunush.sky'. Elle est sur tokiohotelfiction.com et sur Livejournal ainsi que fanfiction.net où elle écrit des slash sur Harry Potter et Naruto. Pour les anglophones à qui ça intéresse.

Pour ma part, je me suis lancée dans la traduction d'une très célèbre slash Bill/Tom "Turn back time" par Izzap.(Sur THF) avec l'autorisation de l'auteure.

Voilà. A bientôt j'espère! Et je vous souhaite à tous une fois de plus une très bonne année 2009.Qui j'espère sera plein de TOKIO-enements. J'aime bien les faux dreads de Bill,il ne cessera jamais de me surprendre ce garçon. Mais j'espère quand même que ce n'est que pour les vacances.

Lunna.

# Posté le dimanche 11 janvier 2009 13:21

Modifié le lundi 12 janvier 2009 06:30

Chapitre I: Point de départ.

Chapitre I: Point de départ.
Chapitre I: Point de départ.


La campagne allemande était d'un calme absolu ce jour-là. Les verdures s'étendaient au loin de part et d'autre de la route droite longée d'arbres aux feuilles jaunies. Il y avait quelques maisons ça et là, et même quelque vaches minuscules vues de loin, broutant en paix dans la vaste prairie. Alejandro ralenti progressivement pour finalement s'arrêter au bord de la route déserte. Bill était noyé loin dans ses pensées et n'avait pas remarqué le changement, jusqu'à ce qu'il vit sa portière ouverte. Machinalement, il descendit de la voiture et fut accueilli par une bouffée d'air frais hivernale qui fit légèrement danser ses mèches noires caressant sa joue gauche.

« -Merci. Murmura-t-il regardant autour de lui. Il se retourna vers l'hispanique d'un air interrogateur.
-No
us sommes sur la route régionale monsieur. Je ne savais pas trop où vous emmener pour avoir un peu de calme.
-C'est par
fait...Euh...
-Alejan
dro Suez monsieur.
-D'
accord... Alejandro. Dit-il avec un petit sourire. Le premier qui atteignait ses yeux depuis bien longtemps. En tout cas, depuis les trois semaines qu'Alejandro travaillait pour lui. Cet homme était si gentil pensa Bill. Un silence confortable s'installa après le bref 'click' indiquant que le chauffeur avait refermé la portière. Avant même qu'il n'ait eu le temps de s'en rendre compte, ses pieds l'avaient emmené à quelques mètres de la voiture. Il laissa ses yeux vagabonder sur le paysage paisible autour de lui.

Le concert des feuilles dans les arbres bousculées par le vent et le bruit sourd d'un tracteur encore plus minuscule que les vaches dans la prairie étaient les seuls bruits audibles autour de lui. Il y avait une légère brume qui embrassait l'étendue des verdures autour de lui.Un visage apparu dans ses pensées et il soupira. Comment en-était-il arrivé là ? Il avait tout gâché comme un idiot. Il avait mérité ce qui lui arrivait maintenant. Il sentait ses poils hérisser en une chair de poule qui n'avait rien à voir avec le froid. Il frissonnait de regrets et d'amertume. Pathétique.

Il le
va doucement sa tête vers le ciel grisâtre et soupira à nouveau. Pourquoi n'arrivait-il pas à passer à autre chose ? Il ferma ses yeux un instant, laissant les souvenirs se former en image une énième fois de plus derrière ses paupières closes.

Il r
epensa à quelques six mois plus tôt.

oooooooooooooooooooo


Flas
h-back.

De
retour dans son appartement inutilement spacieux pour une personne seule, il se laissait tomber sur son canapé qui sentait toujours le cuir neuf, même après les deux ans qu'on le lui avait installé. C'est pour ainsi dire, que rares étaient les moments où il y avait passé du temps. Tous ses meubles étaient d'une beauté froide, impersonnelles et d'une propreté impeccable. Tout cela lui semblait si étranger qu'en deux ans, il ne s'est jamais senti comme « à la maison », l'endroit qui est supposé sentir familier avec une atmosphère relaxante dont on se languissait quand on en était loin.

Cet espace était trop large, trop grand...Il suffoquait, il fallait qu'il sorte. Il prit une veste et ses clefs et parti sans son téléphone. Il ne voulait rien entendre de sa mère, constamment sur son dos pour lui rappeler qu'il avait vingt-quatre ans, qu'il était temps de penser à se marier, le plus tôt serait le mieux...Que son père, mort deux mois plus tôt l'aurait voulu, que dans deux semaines, c'était à lui de reprendre là où Jörg Kaulitz avait laissé.

I
l déambulait dans les rues peuplées de Berlin, sans direction précise. Il avait laissé sa voiture à sa place, éprouvant le besoin de marcher. Son père lui manquait, et bien qu'il ait les qualifications nécessaires pour le succéder, il pense ne jamais être comme Jörg. L'homme avait une passion sans égal pour son travail et une dévotion honorable pour sa famille. Il était parfait. Bill senti ses yeux lui piquer et prit un grand souffle pour couper court à ses pensées baignées de tristesse. Du moins, il essaya. Il marcha comme ça, observant curieusement le rythme urbain autour de lui. Il se senti étrangement seul au milieu de toute cette foule. Il secoua sa tête comme pour chasser à nouveau une mauvaise pensée.

En fi
n d'après-midi, il passait tranquillement près d'un terrain de jeux, regardant de façon distraite les différentes affiches sur quelques tableaux, quand il senti sa tête devenir légère, ses yeux voyaient flou tout à coup et senti deux bras le soutenir par derrière. Hébété, il n'avait pas comprit que c'était un ballon de basket qui lui était tombé sur la tête, avant que son sauveur ne le lui dise.

« -Vous a
llez bien ? Demanda la voix derrière lui. Il se retourna, et cligna des yeux pour ajuster sa vision : c'était une femme...Très masculine en tenue de sport. Il ne répondit pas, toujours hébété, assis sur un banc.
« Je
courrais par là, quand je vous ai vu prendre ce ballon en pleine tête. Ces gamins devraient faire un peu plus attention. Vous allez mieux maintenant ? J'ai envoyé l'un d'eux chercher un pack de glaçons près du marchand de glace. Est-ce que vous voulez que j'appelle un taxi ? Si vous- »

«
Merci. » Interrompt-il faiblement. Elle parlait tellement vite qu'elle lui redonnait le tournis.
«-Merci po
ur votre gentillesse madame mais ça ira.
-
Tu en es sûr mon petit ? » Il acquiesca, juste au moment où un jeune homme en joggings et tee-shirt large les approchait, le pack de glaçons à la main. Il haletait légèrement en tendant le paquet à Bill, un sourire hésitant. Il prit le paquet sans le mettre sur sa tête.
« -Je suis
vraiment désolé. C'est ma faute, j'espère que tu n'as rien de grave. » Debout devant le banc, il fixait Bill avec des yeux noisettes sincèrement désolés et anxieux. Bill soutenait son regard, fasciné. Il avait des dreadlocks châtain-blonds et un bandana sur la tête.

«
-Euh...Veux-tu que je t'appelles un taxi ? Dis le jeune homme, mal à l'aise sous son regard. Bill eu la grâce de rougir un peu pour son impolitesse, dévisager ainsi cette personne.
«
-Non, ça ira. Répondit-il avec une petite voix tout d'un coup. Un silence s'installa et le jeune homme, penché en avant les mains sur ses genoux se redressa et hésita. Bill le senti se remuer d'un pied à l'autre et ne pu s'empêcher un rictus amusé au déconfort du dreadeux.

-Dis,
avec mes amis on va aller se rafraîchir dans un bar. Ça te dirait de nous joindre? Je t'invite, c'est pour me faire pardonner. » Son regard appréhensif, son sourire mégawatt et sincère poussèrent Bill à dire oui. Pourquoi pas ? Ce n'était pas tous les jours qu'il rencontrait des gens sincèrement désolés, ou qui l'invitaient sans aucune pensée calculatrice ni fausse amabilité pour entrer dans ses bonnes grâces. Et puis ça lui changerait les idées, après tout, c'était son but de départ. Il se leva refusant l'aide offerte en clamant qu'il allait bien, et les mains dans ses poches ,il suivit l'autre jeune homme.


oooooooooooooooooooo


Bill eût le fantôme d'un sourire sur ses lèvres à ce souvenir qui était toujours aussi vif comme si c'était hier. Ses pieds qui l'avaient déplacé loin de la voiture avançaient toujours sur cette longue route déserte, un trait noir longé d'arbres et séparant les prairies. Ses mains étaient au fond des poches de son manteau noir. Les échos de ses pas résonnaient à ses oreilles, jusqu'à ce qu'un bruit doux de moteur se fasse entendre derrière lui. La rolls Royce noire arriva à son niveau. Il ne s'arrêta pas pour autant, laissant le chauffeur rouler à l'allure de ses pas.

Alejandro, interrompit le calme relatif avec regret.
« Mo
nsieur, » Commença-t-il d'une voix tout aussi calme, appelant l'attention du jeune homme qui s'arrêta aussitôt de marcher. Il tourna la tête vers l'hispanique, l'interrogeant du regard. La voiture en arrêt, Alejandro sortit légèrement sa tête et leva les yeux.
«
Cela fait une heure que vous marchez monsieur Kaulitz. Votre téléphone n'a pas arrêté de sonner. Votre secrétaire a fini par m'appeler, et m'a chargé de vous dire que c'est urgent. »

Bill
se contenta de fixer son chauffeur d'un regard absent. Ce dernier, mal à l'aise sous l'intensité du regard fit mine d'ajuster sa place sur son siège déjà confortable. Il détacha son regard de l'homme et regarda autour de lui. Une heure ? Le paysage autour de lui n'était pas si différent. Les vaches semblaient moins minuscules dans la verdure, mais autrement rien n'avait changé. Il n'était pas allé bien loin.
« T
rès bien. » Soupira-t-il. Alejandro sortit aussitôt de la voiture et lui ouvrit la portière. Il s'installa machinalement et aussitôt fermée, il inclina sa tête contre le bord de la vitré teintée, comme d'habitude. Il se décida enfin à ignorer le paysage défilant pour s'occuper de son téléphone. La chose était innocemment placée sur le cuir noir. Il voulait la jeter par la fenêtre, mais résista à ses pulsions et la prit dans sa main.

Plusi
eurs appels manqués et un message. Son c½ur rata un battement. Se pourrait-il que- ? Il l'ouvrit avec appréhension, pour voir ses espoirs brutalement écrasés. Ce n'était que le service opérateur qui lui signalait qu'il avait des messages vocaux. C'est avec irritation qu'il écouta la voix aigue et agitée de sa secrétaire lui rappelant qu'il avait un important meeting avec le PDG de Dai-Tech ce matin là. Merde. Heureusement, compétente comme elle est, Dunja s'était arrangée pour programmer un autre meeting le lundi suivant.

Une c
hance que le président du géant japonais était en Allemagne pour quelques jours. Comment avait-il pu oublier ? C'était une de ses priorités et un atout qui pourrait s'avérer important pour la Kaulitz Corporation si un accord de collaboration était établi. Il pinça l'arrête de son nez en fermant les yeux pour essayer de se ressaisir et réfléchir. Il était reconnaissant envers Alejandro de l'avoir emmené changer d'air. Cela lui avait fait du bien. Il décida d'appeler la seule personne qu'il voulait voir.

« Sa
lut bébé ! Alors que puis-je pour toi ? » Il leva ses yeux au ciel à la voix enthousiasmée et ridicule imitation d'une fille que son meilleur ami utilisait. Il pensa à raccrocher aussitôt, mais se souvint que c'était lui qui avait besoin de l'autre idiot.
«- A
ndreas, tu es bourré si tôt un samedi matin ? Qu'est ce que tu fais ?
-A par
t te parler ? Je suis dans mon lit. Envie de me rejoindre ? Et pour ton information, il sera bientôt midi !»Taquina le blond à l'autre bout du fil. Bill sourit. Dieu merci il avait retrouvé sa voix normale et visiblement pas bourré.
« -Au
ssi tentant que cela puisse paraître, merci, mais non merci. Et pour ton information, avant midi c'est encore la matinée. Je passe te prendre dans une heure et on déjeune ensemble, okay ?
-Oh
oui mon beau prince, viens me chercher !» Bill raccrocha au nez du blond. Il sourit, amusé. Andreas était le plus hétéro des hétéros selon lui. Coureur de jupons et pervers à souhait. Mais il était toujours là pour Bill, et il était reconnaissant d'avoir un tel ami, comme on en trouve plus. Fidèle, dévoué et précieux Andi...

Il passa le reste de la journée avec Andreas après être passé à son bureau et subit les briefings de Dunja. Elle était l'une des rares employés à travailler le samedi matin, et c'était avec soulagement qu'elle rentra chez elle. Sa mère essaya de le joindre à plusieurs reprises. Mais il l'ignora délibérément. Elle aussi était à blâmer si lui il n'était plus dans la vie de Bill...



~~~~~°~~~~~ooo****ooo~~~~~°~~~~~


N/A: J'ai décidé de donner une chance à cette mini-fic. Elle est plus légère à écrire que My freedom is in your eyes. Merci Andy, toujours d'une aide précieuse avec tes idées.

Votre avis?Non? Okay,merci de lire quand même. Je dédie cette fic à toutes les lectrices anonymes et ...Les lectrices tout court. Merci.Lunna.

# Posté le lundi 12 janvier 2009 06:25

Modifié le jeudi 15 janvier 2009 10:49